Impôts sur la vente d’une résidence secondaire : toute la réglementation à connaître

5 février 2026

Vendre un appartement de bord de mer acheté dans les années 90, c’est rarement anodin, surtout depuis que l’État a resserré la vis fiscale. Depuis 2004, céder une résidence secondaire active d’emblée la taxation de la plus-value, sauf exceptions bien ciblées. Un système d’abattement progressif réduit l’addition en fonction des années de détention : la facture s’efface après 22 ans pour l’impôt sur le revenu, 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Mais tout n’est pas figé. Certains cas, comme la première cession d’un logement hors résidence principale sous conditions strictes, permettent d’échapper à la règle. Calcul de la plus-value, abattements, exonérations, démarches administratives, dernières réformes… L’arsenal réglementaire qui encadre la vente d’un bien immobilier autre que sa résidence principale mérite d’être scruté avec attention.

La plus-value immobilière sur une résidence secondaire : de quoi parle-t-on exactement ?

La plus-value immobilière correspond tout simplement à la différence entre le prix de vente et le prix d’achat d’une résidence secondaire. Mais inutile d’imaginer une simple soustraction : la mécanique fiscale impose d’ajuster ces montants à la hausse ou à la baisse selon des critères précis.

Le prix d’achat inclut d’office les frais d’acquisition, droits d’enregistrement, honoraires du notaire, et, sous conditions, les dépenses engagées pour des travaux de rénovation ou d’amélioration. Chaque euro doit être justifié, sauf si le bien a été conservé plus de cinq ans : dans ce cas, la réglementation autorise une majoration forfaitaire de 15 % du prix d’achat, sans justificatif, pour couvrir les travaux.

Du côté du prix de vente, certains frais viennent aussi minorer la base imposable : diagnostics obligatoires, coût d’une mainlevée d’hypothèque… Le calcul de la plus-value immobilière s’apparente alors à une opération chirurgicale, loin d’une addition bâclée.

La TVA ne surgit que rarement lors de la cession d’un logement ancien, sauf exceptions (vente d’un bien neuf par un promoteur, ou opérations spécifiques). Le régime fiscal appliqué à la vente d’une résidence secondaire reste distinct de celui de la résidence principale, habituellement exonérée lors de la revente.

En somme, ce dispositif entremêle droit fiscal et droit immobilier, et encadre chaque étape de la transaction. De la fixation du prix de vente jusqu’à la déclaration de la plus-value à l’administration, rien n’est laissé au hasard.

Comment se calcule l’impôt lors de la vente d’un bien secondaire ?

Le calcul de l’impôt sur la plus-value immobilière lors de la vente d’une résidence secondaire repose sur une équation stricte. Deux prélèvements tombent systématiquement : un impôt sur le revenu à taux fixe (19 %) et des prélèvements sociaux (17,2 %).

Le principe ? On déduit du prix de vente net le prix d’achat augmenté des frais admis (notaire, travaux…). Le résultat, c’est la plus-value brute, qui sert de base à l’imposition.

Mais tout dépend aussi du temps passé à détenir le bien. Plus les années passent, plus la part imposable rétrécit grâce à un système d’abattements.

Voici comment ces abattements s’appliquent concrètement :

  • Pour l’impôt sur le revenu : l’abattement débute à la 6e année. Après 22 ans de détention, la plus-value n’est plus taxable.
  • Pour les prélèvements sociaux : la durée grimpe à 30 ans pour une exonération totale.

Les taux d’imposition s’appliquent ensuite sur la plus-value nette (après abattements). Une surtaxe peut s’ajouter si le gain dépasse 50 000 euros. Pas de place à l’improvisation : la vente d’une résidence secondaire répond à un régime fiscal rigoureux, encadré et progressif.

Chaque année de détention allège la charge fiscale, jusqu’à faire disparaître l’impôt pour les propriétaires patients. Une mécanique qui favorise la conservation du patrimoine tout en fixant des règles claires pour la revente.

Exonérations et abattements : quelles sont les possibilités pour alléger la fiscalité ?

La loi n’interdit pas les sorties de route. Plusieurs exonérations et abattements permettent d’atténuer la fiscalité sur la vente d’une résidence secondaire. Le premier levier, bien connu : la durée de détention. Après 22 ans, la plus-value immobilière n’est plus soumise à l’impôt sur le revenu ; au bout de 30 ans, les prélèvements sociaux disparaissent aussi. Patience et longueur de temps font leur œuvre.

Autre opportunité, moins répandue mais souvent ignorée : vendre une résidence secondaire pour financer l’achat de sa première résidence principale. Sous réserve de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre dernières années, l’exonération peut être totale. Une aubaine qui change la donne pour certains profils.

D’autres situations, plus spécifiques, ouvrent également droit à des exonérations. En voici les principales :

  • Cession à un organisme gérant du logement social
  • Cession d’un bien exproprié
  • Vente d’un bien dont le prix ne dépasse pas 15 000 euros

Posséder une SCI immobilière ne fait pas disparaître la fiscalité, mais peut offrir une meilleure gestion patrimoniale, notamment en matière de transmission. Quant à la vente en viager, elle relève d’un régime particulier : l’imposition s’effectue proportionnellement à la part du bouquet et des rentes perçues.

Les foyers disposant de revenus modestes ne sont pas oubliés. Si leur revenu fiscal de référence reste sous un certain seuil, une exonération peut s’appliquer, sous réserve de respecter les critères établis.

Femme senior souriante tenant une clé de maison devant une résidence en pierre

Quelles démarches fiscales prévoir et pourquoi l’accompagnement d’un expert peut faire la différence ?

La vente d’une résidence secondaire ne se résume pas à un calcul. Plusieurs démarches administratives attendent le propriétaire. Première étape : déclarer l’occupation du bien auprès de l’administration fiscale, via l’espace en ligne dédié. Cette formalité précise la situation du logement, son usage, et la présence éventuelle de chambres d’hôtes ou de meublés de tourisme.

Se pose ensuite la question de la taxe d’habitation. Aujourd’hui, seules les résidences secondaires restent concernées. Dans certaines communes, notamment situées en zones tendues ou dans les zones France ruralités revitalisation, la taxe est parfois majorée pour inciter à remettre les logements vacants sur le marché. L’impact de la valeur locative cadastrale sur la somme due n’est pas négligeable.

L’appui d’un expert fiscaliste ou d’un notaire, avec sa connaissance pointue de la réglementation, fait souvent la différence. Son intervention se concentre notamment sur :

  • La collecte et la justification des dépenses prises en compte dans le prix d’acquisition : frais, travaux, TVA non récupérable ;
  • La vérification des conditions d’exonération, notamment lors d’un projet d’achat de résidence principale ;
  • La gestion des obligations déclaratives spécifiques en cas de vente d’un bien détenu par une SCI immobilière.

Se faire accompagner, c’est limiter les risques d’erreur, anticiper les conséquences fiscales locales et transmettre tous les justificatifs utiles au service des impôts. Dans un maquis réglementaire où chaque commune peut introduire sa propre règle, mieux vaut avancer bien éclairé.

Au moment de vendre, mieux vaut donc ne rien laisser au hasard. La fiscalité immobilière, loin de se contenter de grandes lignes, exige du détail, de la rigueur et, parfois, l’œil d’un professionnel pour éviter les mauvaises surprises. À la revente, c’est souvent là que tout se joue.

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